‘’ Si à la date du 3 octobre, l’Etat ne répond pas à la demande des enseignants guinéens, la grève va continuer ‘’, menace Oumar Tounkara, secrétaire général adjoint du SLECG

Si rien n’est fait, il n’y aura pas de l’ouverture des classes le 03 Octobre prochain en république de Guinée. Surtout que, le bureau exécutif du SLECG a brandi hier mardi un avis de grève illimité à partir du 03 Octobre 2018 qu’il a déposé à l’inspection générale du travail. Cette même lettre d’avis de grève a été déposé  chez le ministre Tibou Kamara, ministre de l’Industrie, des PME et chez le médiateur de la République Mohamed Said Fofana. Quelques heures seulement de ce menace, le gouvernement à travers un courrier, a décidé à son tour d’inviter encore le SLECG à la table de négociation. Pourtant, le syndicat libre des enseignants et chercheurs de Guinée a pris cette décision d’aller en grève, parce que, tout simplement, le gouvernement a observé un mutisme total face à leur revendication, sur les huit millions de francs guinéens, comme salaire de base de chaque enseignant guinéen.

Mais, est-ce que, le SLECG va répondre à l’appel de l’Etat ?
Selon Oumar Tounkara, secrétaire général adjoint du SLECG, sur les ondes d’espace FM ce mercredi, le bureau exécutif national du slecg est favorable aux négociations. « Nous répondrons à l’invitation de l’Etat bien qu’elle soit tardive », indique Oumar Tounkara, qui  laisse à penser que, c’est sous la pression de menace de grève que le SLECG a brandit à partir du 03 octobre prochain, que le gouvernement a décidé d’inviter  encore les négociations avec le syndicat. Malgré que, dit-on,  le gouvernement aurait indiqué dans un courrier qu’il n’a jamais interrompu le dialogue avec le syndicat.   
Par la voix d’Oumar Tounkara, secrétaire général adjoint du SLECG, l’enseignant n’entend plus d’accepter la pauvreté. « Si à la date du 3 octobre, l’Etat ne répond pas à la demande des enseignants guinéens, la grève va continuer. L’argent circule en Guinée à flot. C’est un manque de volonté. Nous n’accepterons plus être les éternels perdants, les laisser pour compte ; l’enseignant est le plus malheureux  du fonctionnaire guinéen. Nous n’accepterons plus la pauvreté, la précarité pendant que les uns vivent dans l’opulence  que nous, nous gérions la précarité. Il faut que cela change et immédiatement. Notre sort dépend de nous maintenant. Enseignant de Guinée,  de Kassa à Youmou, de Kérouané à Koundara, prenons notre destin en main. Il faut que notre situation change  », menace Oumar Tounkara, secrétaire général adjoint du SLECGqui précisera ensuite qu’il y a de l’argent en Guinée, notamment dans les régies du Port, les finances, les sociétés de téléphonie, les dons, les legs, des hydrocarbures, les mines, etc, l’argent circule à flot en Guinée.
Avant de rappeler que, le gouvernement  avait  dit aux syndicalistes de faire une tournée dans les pays de la sous région, en Côte d’Ivoire, au Togo, au Sénégal, pour voir comment les enseignants de ces pays sont traités,  et partout,  il a été constaté que, l’enseignant est bien payé dans ses pays et quand le compte rendu a été fait, ce dossier a été mit dans le terroir.
younoussa bangoura