Affaire AOB et Cie/ Le juge sursoit à statuer pour une date ultérieure

 C'est ce mardi 16 janvier 2017 que le procès contre le commandant Alpha oumar Boffa Diallo, Jean Guilavogui et Madame Fatou Badiar a repris au Tribunal de Première Instance de Dixinn.
 

Dès l’ouverture de l’audience, le président du tribunal, Mangadouba Sow, a rappelé aux uns et aux autres qu’une demande de « sursis à statuer » a été adressée à la Cour suprême par les avocats de la partie civile. Une demande qui a fait l’objet d’un débat houleux entre les différentes parties au procès.

 

Cette demande a été soutenue par le ministère public mais rejetée par la défense. Pour elle, la demande de la partie civile est une demande « dilatoire », parce que près d’un an, la Cour suprême a rendu sa décision.
Dans la foulée, la défense a introduit une demande de liberté pour ses clients en brandissant leur dossier médical. Selon eux, ce dossier médical a été délivré par le médecin-chef de la Maison centrale, à Fatou Badiar pour qu’elle bénéficie de soins dans un CHU.
Cette requête aussi a vite été rejetée par le procureur, Sidy Souleymane N’Diaye. Pour lui, tous les chefs d’accusation formulés contre les prévenus sont établis ; en les libérant, cela va créer des troubles à l’ordre public. Les mêmes arguments ont été avancés par la partie civile. Le juge, après avoir écouté les différentes parties, a suspendu l’audience pour la délibération.
A la reprise de l’audience, dans sa lecture du délibéré, Mangadouba Sow, a décidé de surseoir à statuer, afin que la Cour suprême le fasse à la requête de la partie civile, conformément à l’article 529 du code de procédure pénal. La demande de la défense a été de nouveau rejetée par le même tribunal.
Au sortir de la salle d’audience, Me Salifou Béavogui, un des avocats de la défense, a affirmé « prendre acte de la décision du Tribunal Criminel qui vient de rendre dans cette affaire en rejetant notre énième demande de remise en liberté ».
Mamadi Oumar Doumbouya pour lematinguinée.com