Assemblée nationale : les députés adoptent plusieurs textes.

Les députés guinéens  réunies en plénière ce mardi 03 juillet 2018, a procédé à l’adoption de plusieurs textes de lois. C’est le président de l’assemblée nationale qui a présidé ladite plénière avec la présence de   71 députés sur 113.

 
Parmi les textes qui ont fait l’objet  d’adoption figurent entre autres la Charte Africaine sur la sécurité routière, la  Constitution de la Commission Africaine de l’Aviation civile ; Projet de loi portant Organisation Générale de l’Administration publique,  Projet de loi portant Code de l’Elevage et des Produits animaux ;  Accord entre la Guinée et la Fédération de la Russie dans le domaine de la Coopération militaire, signé le 4 avril 2018 à Moscou. 
Parlant du code de l’élevage et des produits animaux, son adoption intervient quelques jours  seulement après la tenue à Labé de la journée nationale de l’élevage qui a été présidé par le chef de l’Etat. Et selon la commission qui a travaillé sur le dossier, ce projet de code de l’élevage et des produit animaux qui est soumis à l’assemblée vise à doter l’élevage guinéen d’un cadre juridique approprié, de nature à lui conférer une plus grande sécurité dans on existence et à favoriser son développement.
 
Selon l’honorable Dr Alpha Mamadou Baldé «  L’application judicieuse de ce code permettra également d’améliorer la productivité des animaux, de mieux structuré les chaines de valeurs des différentes filières et mettre sur le marché des produits de qualité avec les moindres risques pour notre santé »
Parlant de l’adoption de  la Charte Africaine sur la sécurité routière,   l’honorable Demba Fadiga  précise que « la Charte Africaine sur la sécurité routière vient renforcer notre arsenal juridique en matière de sécurité routière… » Et il ajoute que « selon les statistiques fournies par le département en charge des transports rien qu’en 2016 sur le plan national la circulation routière a enregistrée 21159 accidents de la circulation avec un bilan de 1693 morts, 5666 blessés graves, et 5638 blessés légers. Il faut ajouter à cela 6662 véhicules endommagés et 7893 motos endommagées.
 A l’échelle du continent africain, un rapport de l’organisation mondiale de la santé (OMS)  indique que  l’Afrique continue d’avoir les routes les plus dangereuses du monde. Le risque de mourir dans un accident de la route est le plus élevé, le taux est de 26,6 personnes pour cent mille  habitants par rapport à l’Europe qui est de 9,3 habitants pour cent milles.  Chaque jour environ 650 décès sont constatés sur les routes africaines selon OMS.
Ce rapport précise aussi que,  sur le plan économique, les accidents de la route coûteraient selon les estimations aux pays à faible revenu et à revenu intermédiaire entre 1 et  2% de leur produit national brute estimée à plus de 100 milliards de dollars par an.
Selon lui Demba Fadiga les raisons qui expliquent le taux élevé de l’insécurité routière et leurs conséquences  sont diverses « L’absence de structures directement responsable au sein de l’administration, des dysfonctionnements de contrôle routier dans l’application de la réglementation, des négociations quasi systématiques entre automobilistes et  agents de force de l’ordre, l’absence de prise en considération des problèmes de sécurité  routière lors de la conception des projets d’aménagement routier, l’état défectueux des routes et des voiries urbaines…. l’absence de contrôle technique des véhicules, l’indiscipline des chauffeurs, l’excès de vitesse, la conduite sous l’emprise de l’alcool et la fatigue au volant, etc. ».
Alphonse Y