Conakry : L’ONG African Girls Power lance une campagne de prévention contre la mutilation génitale

‘’Donner plus de voix aux jeunes filles et construire un monde meilleur'',  voilà le but que, recherche l’ONG African Girls Power. Ces jeunes filles au nombre de quinze, espèrent apporter leur pierre à l'édifice pour amener leur camarades  à éviter des maladies sexuellement transmissibles (MST) et les grossesses non désirées susceptibles de  leur gâcher la vie. Elles ont émis cet engagement, ce samedi 10 juillet 2021 au cours d’une conférence de presse, à la maison des jeunes de Kipé dans la commune de Ratoma.

Pour éviter les maladies sexuellement transmissibles et mettre un terme ou réduire les grossesses non désirées qui provoquent très souvent de graves conséquences notamment des Infections, à cause des relations sexuelles non protégées. L'ONG passe à l’action pour se faire entendre. Selon elles, malgré l’existence des moyens de prévention, de nombreux jeunes notamment la couche féminine payent les frais de leur négligence : « Si nous (filles) voulons changer le monde, il faut qu’on prenne la parole pour s’affirmer, se faire entendre avec des actes concrets. Pourquoi le thème porte sur les maladies sexuellement transmissibles parce qu’aujourd’hui, les parents n’évoquent pas ces sujets avec leurs enfants malgré qu’elles soient connues. Donc c’est pour la prudence, la prévention et le dépistage qui est minime chez nous les jeunes », a martelé Mariam Bhoye Diallo, présidente de l’ONG African Girls Power qui veut en faire son cheval de bataille. 
Depuis la création de cette structure le 15 mars dernier, c'est sa première activité sur le terrain. Pour la circonstance, c'est le secrétaire des facultés des sciences exactes à l’Université Gamal Abdel Nasser qui a animé la conférence. Selon cet enseignant chercheur, la meilleure façon de prévenir ces problèmes, c'est la patience : « Les jeunes filles doivent s’abstenir de toute relation sexuelle avant le mariage. Ensuite la fidélité dans le couple, ce qui est très important car c’est un moyen efficace pour éviter les ‘’IST’’. Parce que, même vous porter les condoms vous pouvez contracter certaines ‘’IST’’ comme l’hépatite B », a prévenu Dr. Karamo Touré.
Si ces phénomènes gangrènent notre société aujourd’hui c’est en partie la faute aux parents qui en font un sujet tabou, explique Mamadou Saliou Souaré, l'un des participants : « Il faut qu’on en parle parce que, nos coutumes et traditions font aujourd’hui qu’une mère et son enfant ne peuvent pas parler de sexualité. Il faut qu’on accepte cette mentalité pour pousser tout le monde à éduquer les filles et même les garçons avant qu’ils ne commencent leur vie de couple. Je pense que c’est la meilleure des solutions. Malheureusement en Afrique tout est tabou même hors mis la question du jour », a-t-il déploré.
L’ONG ''African Girls Power'' compte multiplier cette campagne de sensibilisation dans des écoles surtout au niveau du primaire pour prévenir ces tout petits contre ces fléaux.
 
Mohamed Diakité.

 

 

 

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