Dépassée par la Belgique (2-5), la Tunisie est éliminée du Mondial 2018

Les Tunisiens ont joué de belles séquences, mais les Belges étaient supérieurs techniquement et physiquement. Avec deux défaites en deux matchs, les Aigles de Carthage sont hors course pour la qualification.
Il y a un nouvel invité à la table de la Coupe du monde pour cette édition 2018 : la vidéo, un outil qui offre l’opportunité aux arbitres de revoir une action où d’avoir dans leur oreillette les commentaires de leurs assistants sur une action litigieuse. Cette innovation a modifié les habitudes des joueurs depuis le début du tournoi : en cas de doute, les footballeurs n’hésitent pas à réclamer le ralenti vidéo à l’arbitre – qui est tout à fait libre de refuser.

L’injustice de la vidéo
Sensée gommer les erreurs d’arbitrages qui peuvent léser une équipe, l’assistance vidéo n’efface pas toutes les injustices et en crée mêmes de nouvelles, comme dans le début de rencontre entre la Tunisie et la Belgique samedi 23 juin à Moscou. À la 4e minute, le milieu offensif belge Eden Hazard est déséquilibré à la limite de la surface de réparation maghrébine. L’arbitre siffle immédiatement penalty mais demande à ses assistants de bien confirmer que la faute a eu lieu à l’intérieur des seize mètres tunisiens. C’est le cas. Eden Hazard transforme lui-même le tir au but (0-1, 5e).
Quelques instants plus tard, à la 14e minute, le défenseur belge Vertonghen pousse légèrement l’attaquant des Aigles de Carthage Wahbi Khazridans la surface de réparation européenne. Il semble y avoir une légère faute, mais l’arbitre ne demande cette fois pas le conseil de son staff vidéo. Les Tunisiens se sentent, avec raison, floués par cette différence de traitement.
Le monde presse