Echec du protocole d’accord : l’USTG appelle à une grève illimitée !

C’est la désillusion totale pour tous  les enseignants et chercheurs de Guinée, suite au report de la signature du protocole d’accord entre le SLECG et le Gouvernement à une date ultérieure. Jusqu’à tard dans la nuit d’hier mercredi, les enseignants étaient au Palais du Peuple, pour la signature de ce protocole d’accord. Mais, en vain ! Le gouvernement n’a pas respecté son engagement. Aucun représentant de l’Etat n’a pris part, ils ont tous brillé par leur absence. Ni Tibou Kamara, encore moins le Chef de Cabinet du ministère de la Fonction Publique, voire l’inspecteur Général du Travail n’a respecté son engagement.

Face aux conséquences de ce fiasco, le Secrétaire Général du SLECG, Aboubacar Soumah appelle tous les enseignants à une manifestation de rue  ce jeudi sur toute l’étendu du territoire national. « Le moment est critique.  Malgré les arrestations, des bastonnades, des condamnations, on a accepté d’être flexible pour prouver à l’opinion nationale et internationale, que nous sommes des syndicalistes responsables, soucieux de l’avenir du pays,  pour éviter l’année blanche à notre pays. Nous avons accepté d’orienter l’amélioration de notre condition de vie  sur les revenus engrangés suite à l’assainissement du fichier de l’éducation. Cela a été accepté par le gouvernement mais, depuis qu’on a fait appelle à l’inspecteur général du travail et le Chef de Cabinet de la Fonction Publique, qui sont responsables de tous ces cas de fictifs, ils refusent catégoriquement d’accéder à la signature de ce protocole. Nous invitons toutes les structures syndicales de l’éducation, notamment du SLECG de Conakry à Yomou à une marche ce jeudi… »,  a déclaré Aboubacar Soumah, secrétaire général du SLECG, tout en demandant à la population d’accompagner les enseignants.
L’USTG qui a joué à cette médiation se dit très remonter mais aussi,  déçu du gouvernement. En tout cas, c’est de cela qu’indique Abdoulaye Sow avant d’annoncer une grève illimitée, pour contraindre le gouvernement à respecter ses engagements. « Nous avons honte de notre pays. Nous avons accepté de sortir du cadre de huit millions. Il y a certains cadres qui vivent de fictifs, qui sont opposés au dénouement de cette crise, ils préfèrent que cette crise s’en lice pour que l’avenir des enfants soit mis en cause. A tous les travailleurs, nous vous invitons à une grève illimitée… », indique Abdoulaye Sow, secrétaire général de l’USTG
Younoussa Bangoura pour lematinguinée.com