Gaza /nouvelle journée à haut risque, réunion d'urgence du Conseil de sécurité

Le Conseil de sécurité de l'ONU doit se réunir, ce mardi, au lendemain de violences meurtrières à la frontière de Gaza, où l'armée israélienne a tué 58 Palestiniens, lors de manifestations contre le transfert de l'ambassade américaine à Jérusalem.

 
Au lendemain du bain de sang à la frontière de la bande de Gaza, où les soldats israéliens ont tué 58 Palestiniens, lors de manifestations et de heurts contre l'inauguration de l'ambassade américaine à Jérusalem, le Conseil de sécurité de l'ONU doit se réunir mardi 15 mai à 14h GMT, à l'initiative du Koweït.
La journée de lundi a été la plus meurtrière du conflit israélo-palestinien, depuis la guerre de l'été 2014 dans la bande de Gaza, et l’ONG Amnesty International est allé jusqu'à évoquer des "crimes de guerre".
La direction palestinienne a crié au "massacre", et le président Mahmoud Abbas a déclaré une grève générale pour mardi dans les territoires palestiniens. Le mouvement de protestation palestinien, qui dure depuis plusieurs semaines, doit culminer ce mardi 15 mai, jour que les Palestiniens appellent la "Nakba" (la "Catastrophe"), qui marque le départ pour l'exil de centaines de milliers d'entre eux lors de la création de l'État d'Israël en 1948.
Paris condamne, Ankara rappelle son ambassadeur
Ces événements ont suscité une vive inquiétude internationale et provoqué de nombreuses réactions. Emmanuel Macron a notamment "condamné les violences des forces armées israéliennes contre les manifestants [palestiniens à Gaza]", lundi soir lors d'entretiens téléphoniques avec son homologue palestinien Mahmoud Abbas et le roi de Jordanie Abdallah II, selon un communiqué de l'Élysée. Le président français doit s'entretenir mardi avec le Premier ministre israélien.
De leurs côtés, la Turquie, qui a accusé Israël de "terrorisme d'État" et de "génocide", ainsi que l'Afrique du Sud, ont décidé de rappeler leur ambassadeur en Israël. L'Iran a dénoncé un "jour de grande honte", tandis que l'Union européenne et Londres ont appelé à la retenue.
Le Koweït a quant à lui demandé une réunion en urgence mardi du Conseil de sécurité de l'ONU, et appelé à une enquête indépendante et transparente. Pour leur part, les États-Unis ont bloqué lundi l'adoption d'un communiqué du Conseil de sécurité qui entendait exprimer son "indignation et sa tristesse, face à la mort de civils palestiniens exerçant leur droit à manifester pacifiquement"..
Avec AFP 
Le monde presse