Hadj 2018: des pèlerins guinéens toujours dans l’attente au Centre Islamique

Au centre islamique de Donka, les pèlerins guinéens sont toujours dans l’attente de leurs visas. Comme chaque jour maintenant, depuis le début de hadj 2018,  plus rien ne va entre les pèlerins guinéens et le secrétariat général des Affaires Religieuses. Ce lundi, 06 Août 2018, les candidats au hadj 2018 sont remontés contre le copinage  organisé par les cadres du  secrétaire 

générale des affaires religieuses dans l’organisation de hadj 2018. Ils disent qu’ils ne peuvent pas rester sans dénoncer ce comportement des cadres du secrétariat général des affaires religieuses, en complicité avec le secrétaire général Aly Jamal Bangoura qui, par la corruption, a envoyé plusieurs proches au hadj 2018.
Pour s’enquérir aux réalités, notre reporter a fait un tour au centre islamique. Arrivée sur le lieu, le constat est amer. C’est le cas de cette dame, qui n’a pas voulu donner son identité, assis sur une chaise avec une mine serrée. Elle interpelle notre reporter pour l’expliquer le calvaire dans lequel elle se trouve. « Ce qui se passe ici est anormal. Ils donnent la priorité aux pèlerins qui se sont inscrits aux agences de voyage privées. Nous qui sommes de la ligue, on nous laisse ici durant des jours, on dirait que nous ce n’est pas de l’argent qu’on a payé alors que, moi j’ai payé tout depuis le moi de ramadan. Je suis là depuis une semaine, mes habilles sont salles il n’y a pas quelqu’un pour moi à Conakry. Je viens de loin et mon argent de poste aussi tend  vers la fin. Je connais des gens qui ont passé deux semaines ici et qui ont beaucoup souffert avant de bouger », déclaré sous l’anonymat.
Même son de cloche pour cet autre candidat, venant de Djécké de la région Forestière. Pour Mory Sara Cissé,  la qualité des agences de voyage est mieux. « Aujourd’hui, les agences privées de voyage sont mieux. Moi je suis là depuis plus de quatre jours mais, jusqu’à présent, on ne m’a pas appelé. Chaque jour, on me programme, mais jusqu’à présent rien. Je ne sais même pas où se trouve mon passeport. J’ai mon grand frère qui doit partir aussi, mais lui, comme c’est avec les agences, il a été situé par rapport à son départ » déclare t-il.
Younoussa Bangoura pour lematinguinée.com