Impact de l’exploitation de la bauxite : Human Right Watch présente son rapport

Au cours d’une conférence de presse animée ce jeudi 4 octobre 2018, à la maison commune des journalistes de Coléah  Human Right Watch (HRW)  a présenté aux hommes de médias  son  rapport  de 165 pages  intitulé « Quels bénéfices en tirons-nous ? ” : Impact de l’exploitation de la bauxite sur les droits humains en Guinée ». Un sur une enquête effectuée sur l’impact communautaire  de l’exploitation minière à Boké.
Selon Jim Wormington, chercheur à Humain Right Watch « C’est un rapport qui a visé le secteur minier de la Guinée à savoir le secteur de la bauxite. La Guinée est un des plus grands fournisseurs au monde vers la Chine. Le rapport parle de la croissance. On constate que le gouvernement est en train de saisir une partie du marché de la bauxite ces dernières  années et y focaliser sa croissance et a souvent mis les droits des communautés au second plan ».
Poursuivant  ses explications il dira aussi: « On voit ça dans la zone de Boké. Les zones agricoles sont prises sans compensation adéquate, ça veut dire une compensation financière qui est donnée aux agriculteurs qui ne comprennent pas comment gérer et qui n’ont pas la connaissance requise sur comment utiliser les compensations pour gagner les sources de revenu fiable à long terme. On peut aussi prendre les impacts liés à l’eau qui est polluée dans beaucoup d’endroits où les sociétés minières dans la zone de Boké. Tous ces facteurs doivent amener les sociétés minières et l’Etat à s’assurer que quand un nouveau projet minier commence, qu’il ait toutes les études qui sont faites et toutes les mesures en place pour empêcher les dégâts qui peuvent être causés par les activités minières. »
Malgré ces impacts, Jim Wormington  a tenu aussi a rappelé qu’il y a de part et d’autres de grandes avancées, notamment de la part de l’Etat que des deux sociétés qui ont fait l’objet desdits travaux. « Pour le gouvernement de la Guinée, il est important de dire que la capacité du gouvernement guinéen à  surveiller s’est  améliorer ces dernières années. L’équipement, la capacité du ministère des mines et actuellement  du ministère de l’environnement s’est beaucoup améliorée. »
Il d’ajouter «  Pour le cas de la CBG, il y avait une histoire en termes de respect des droits de la population locale qui était accablante. Mais la CBG avec son engagement avec la CFI. Au moins la compagnie a tenté de respecter les normes internationales appliquées par la CFI. Alors le cas de la SMB, elle s’est engagée  en 2018 de refaire ses études  et refaire son projet de gestion environnementale et sociale. »
Parlant des recommandations, il exige que : « ces améliorations en terme de capacité soit ajouté à une nouvelle volonté politique qui équilibre efficacement le besoin d’étendre le secteur minier avec le besoin de protéger les communautés à la base ».
Alphonse Y