Insécurité : un présumé escroc mis aux arrêts par les services de Tiegboro

Pétagui Camara la quarantaine  d’origine ivoirienne, est le  présumé escroc mis aux arrêts  il y a quelques jours  a été présenté ce mardi 09 juillet à la presse par les  services  spéciaux de lutte contre la drogue, le crime organisé du colonel Moussa Tiégboro Camara. Durant tout ce temps, il se faisait passer pour un chef d’entreprise de levée de fonds pour appuyer les petites et moyennes entreprises

Interrogé sur les circonstances de son arrestation, Célestin Sovogui commissaire de police explique  «  nous avons interpellé ce monsieur il y a 3 jours de cela.  C’est un escroc, il est venu en Guinée avec un Registre de Commerce et de Crédit Mobilier (RCCM) ivoirien et il s’est installé en se basant sur le mot que, la côte d’ivoire et la Guinée ont signé les conventions de l’OHADA et que ça veut dire que dès que tu viens dans un autre pays avec ton RCCM tu peux te permettre d’exercer dans ce pays-là même quand tu n’as pas de documents. Il faut reconnaitre depuis trois mois il a commencé ses activités, il y a aucun bout de papiers guinéens. Il n’est connue d’aucune autorité guinéenne, et, à travers son RCCM, il à commencer à exercer.

Selon le commissaire Foromo Soropogui: « c’est une des victimes qui a vite soupçonné son caractère d’escroc qui nous a alertés. M Petangui a été interpelé pendant qu’il était prêt à quitter le pays. Il dit qu’il est venu avec un Registre de Commerce et de Crédit Mobilier (RCCM)  de la Côte d’Ivoire. C’est sur la base de ce dossier qu’il travaillait en Guinée. Avec tout son sale boulot, il est très serein. C’est un récidiviste en Côte d’Ivoire pour les mêmes faits d’escroquerie. C’est du même genre que QNET»,.

 Après  son installation dans un coin de Kipé dans une maison à usage d’habitation  qu’il a transformé en bureau, plusieurs citoyens guinéens sont tombés dans son filet. L’un d’entre eux qui a gardé l’anonymat explique comment il a été escroqué «  j’ai été contacté par une autre victime comme moi, il m’a dit qu’il y a une entreprise qui fait des levées de fonds et qui appui les petites entreprises. Comme j’ai une entreprise, je me suis intéressé, je suis venu dans leur bureau on a échangé sur les procédures, c’est à dire comment avoir les prêts. J’ai déposé le document qu’ils m’ont demandé et après  ils m’ont donné leurs numéros de compte bancaire  vous virez l’argent. J’ai demandé si je peux faire par chèque, ils m’ont dit non, que ce n’est pas possible par chèque, j’ai demandé si je peux faire par virement, ils ont dit non. Donc, j’ai fait ce qu’ils ont demandé. Et pour avoir  un prêt de 100 millions de gnf, il faut déposer 10 millions, maintenant 500 millions c’est 50 millions. Et moi j’ai déposé 10 millions pour voir si je peux avoir les 100 millions, j’avais demandé un prêt de 500 millions. Et ce matin j’étais aussi près à déposer 40 millions pour  les 500 millions, ils m’ont dit que l’argent est prêt que je suis dans un groupe et il faudrait attendre quelques mois au lieu de trois mois ».

 

Alphonse Y