Médias : l’UPF-Guinée restitue les travaux de la 47 ème assise d’Erevan (Arménie)

Devant le ministre de l’Information et de  la Communication Amara Somparé, l’Union de la Presse Francophone section Guinée (UPF-Guinée) a fait  ce mercredi, 07 Novembre 2018 à Conakry, la restitution des 47ème  assises de la presse francophone, tenue du 09 au 14 Octobre à Erevan (Arménie), sur le thème « Médias  et Migration  et la remise des cartes  aux  nouveaux adhérents ».

A cet effet, le Président de l’UPF-Guinée, Mr Ibrahima Koné avec la permission du ministre de l’Information et de la Communication a, remercié les invités pour leur présence à cette séance de restitution doublée de remise  des cartes de l’UPF 2018. Avant de rappeler qu’après les 46ème assises de la presse francophone tenues à Conakry en 2017, celles de cette année se sont tenues à Chakador ; une ville située environ de 65 km d’Erevan (Arménie). Selon Koné, le thème principal de ces assises portait sur « Média et Migration »
Et, pendant trois jours durant, explique Ibrahima Koné, des questions de migration ont été échangé avec des responsables  des médias et des journalistes de l’espace francophone. « Un rendez-vous, qui a regroupé près de 300 journalistes venants de cinquantaine de pays francophones. La section Guinée de l’UPF a tenue à restituer cette rencontre, parce que, la thématique débattu en vaut et voudra la peine. Car, dit-il, les migrations sont une partie intégrante de l’histoire de l’humanité. Depuis l’aube  des temps, les hommes migrent. Donc, ce n’est pas un fait nouveau. Tous ont connu la nécessité de nourrir la réflexion afin de mieux outiller les professionnels des médias  sur ce phénomène. Dans un monde ouvert et connecté, le rôle des médias en plus que jamais, doit être juste dans le traitement de cette question, pour permettre une meilleure compréhension de la société. Ceci, face aux difficultés à la détresse humaine des populations en matière de migration ailleurs. Ce que la presse a appelé la crise de notre temps. C’est pourquoi, vous entendrez migrants, demandeurs d’asiles politiques, ou réfugiées… », indique le Président de l’UPF-Guinée à la presse, avant de rappeler que, depuis les siècles, la migration a toujours nourri des nations mais,  elle a aussi engendrée des drames humains, surtout à la méditerranée pour la recherche d’eldorado.
Toujours selon Koné, souvent les journalistes ne se séparent pas à ce fléau. Peut-être, dit-il, ne savent pas distinguer  les différentes catégories  de demandeurs  d’asiles. « Pour pouvoir les distingués et traités de façon objective l’information liée à cette pratique, les médias ont une responsabilité à double tranchant  ainsi qu’une responsabilité dans le processus d’intégration des migrants  et une responsabilité de refléter l’image objective ; arrêter de faire fonctionner le sensationnaliste. Dans le même ordre d’idée, l’animateur des réseaux sociaux  bien qu’ils jouent un rôle dans la compréhension  des problèmes réels  des migrants,  ont aussi  le rôle d’interpeller, demandé de donner une image  non tronquée  de ses catégories sociales, qui vivent dans une situation parfois difficile…»,explique  Koné Ibrahima aux hommes de médias.
Pour le ministre de l’Information et de la Communication, le thème qui a été débattu à Erevan (Arménie), est un thème d’actualité. « Vous êtes tous conscient les risques que nos compatriotes trainent au quotidien,  pour traverser la méditerrané à la recherche d’un eldorado en Europe. La migration ne commence pas aujourd’hui. L’humanité est née en Afrique mais, pour que les hommes soient tous sur la terre, il a fallu le processus migratoire. Ensuite, plus proche de nous, le continent Américain a été peuple grâce à la migration. Mais, les temps ont changés.  L’écart entre les pays du nord et le sud  en voie de développement  s’est accru et malheureusement, la migration a prit une orientation  unidirectionnelle ;  ce sont des populations du sud qui cherchent à regagner  les pays riches, avec tous les risques que cela représente. Et, je pense que la presse que vous êtes,  ont une grande responsabilité à jouer  dans la sensibilisation des populations sur la migration. Les conclusions du sommet que l’UPF-Guinée vient de prendre part devraient  vous permettre d’avoir  des éléments d’information beaucoup plus précis  et, à votre tour véhiculer ces informations  au niveau de la population », suggère Amara Somparé, ministre de l’Information et de la Communication à la presse guinéenne.     
En terme de migration, en République de Guinée, la migration se chiffre comme suit : en 2015-2018, 25790  guinéens qui ont quittés  le pays. Parmi ce lot, 14 259, après avoir vécu un calvaire indescriptible, ont accepté volontairement de retourner au bercail avec l’assistance de l’OIM.

Younoussa Bangoura