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Makanéra très en colère contre le ministre de la communication / ‘’s’il a le courage et l’honnêteté, il n’a qu’à fournir la preuve…’’

La récente sortie médiatique du ministre Rachid Ndiaye sur TV5 Monde continue de susciter des réactions au sein la classe politique de notre pays.
L'actuel l'occateur de la maison de la communication qui a accusé l’opposition guinéenne de former des groupuscules armés lors de ses manifestations, a été la cible de Alhouseiny Makanéra Kaké lors d’une réunion de l’opposition à Conakry, le vendredi 30 Mars 2018.

« Nous avons été surpris des mensonges très graves de la part d’un ministre de la République qui ne fait pas honneur à la fonction de ministre. Le ministre de la communication est passé dans une émission sur TV5 où il accusé sans preuve que l’opposition a formé un groupuscule armé pendant nos manifestations. Moi je crois qu’aucun homme normal ne peut croire qu’un leader politique puisse demander à manifester et former un groupe pendant cette manifestation pour tuer un autre groupe. Je suis convaincu qu’aucun homme normal ne peut croire à ça.  C’est pourquoi nous estimons que le ministre est passé à côté, et que ce qu’il a posé comme acte n’est qu’un coup de sable dans l’eau mais qui reflète l’état d’âme de ce gouvernement qui est en perte de repère et qui aujourd’hui est en train de naviguer au contre-courant de l’histoire de notre pays », regrette Makanéra Kaké qui jouait le rôle de porte-parole de l’opposition.
« Nous disons à Monsieur Rachid Ndiaye, s’il a le courage et l’honnêteté, il n’a qu’à fournir la moindre preuve pour dire que l’opposition a un groupuscule armé, parce que ce sont des accusations très graves, qui si ce n’était pas dans un pays comme la Guinée, pouvait lui coûter très cher.
L’opposition se réserve de tous les droits par rapport à l’acte qu’il a commis bien que le professeur Alpha Condé et son gouvernement refusent de faire des ministres et de lui-même des justiciables comme tous les Guinéens, parce que vous savez,  eux ils bénéficient de privilèges de juridictions, ils ne peuvent pas être jugés par le même tribunal que nous», a ajouté Alhouseiny Makanéra Kaké.
Mamadi Oumar Doumbouya pour lematinguinée.com

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