Manifestation politique : Une importante mise au point de l'UFDG ''On ne peut pas armer nos militants pour tuer nos militants'' Cellou Dalein Diallo

Depuis l'annonce de la reprise des manifestations de rues à Conakry par l'UFDG, le parti est sur la sellette de presque tout les acteurs de la vie  politique guinéenne. Dans la cité, si plusieurs d'entre ces acteurs estiment qu'organiser une protestation en ce moment n'est pas opportune pour la stabilité actuelle du pays le leader de l'UFDG pense le contraire. Selon Mamadou Cellou Dalein Diallo, la manifestation est légal, il est de la responsabilité des pouvoirs publics de l'encadrer conformément aux lois du pays.

''La manifestation est un droit constitutionnel. Manifester dans la rue sur les places publiques, est un droit constitutionnel. Tuer un manifestant est un crime imprescriptible. Si on est d’accord sur ça, c’est comment respecter la constitution et le respect de la vie constitutionnelle'' rappelle le leader de l'UFDG qui poursuit.

''Nous avons organisé ici des dizaines de manifestations sans qu’il ait de victimes mais ça gène Alpha, de voire une manifestation de l'opposition réussir. Parce que lorsqu’on voit un million de manifestants dans les rues pour protester contre la mauvaise gouvernance quel que soit la nature de la revendication, ça le gène. Et il pense que pour mettre un terme à la manifestation, il faut tuer pour décourager les manifestants'' argumente l'ancien premier ministre qui s'interroge. ''Est-ce que c’est normal de tuer un manifestant ? Non. (…) aujourd’hui on a près de 250 morts depuis qu’il est au pouvoir. Des gens qui ont été abattus lorsqu’ils étaient en train de manifester.

Pourquoi a-t-il refuser jusqu’à présent, pour qu’il ait la moindre enquête pour situer la responsabilité ?  Parce qu’il a décidé de garantir l’impunité et protéger son pouvoir contre l’opposition. Il veut dire que c’est l’opposition qui tue. On ne peut pas armer nos militants pour tuer nos propres militants'' défend l'opposant.

 

''Venez à Ratoma où vous avez une dizaine de concessions des militants du RPG qui militent et assument leur appartenance au RPG mais jamais personne n’a été insulté encore moins agressé. Donc ce n’est même pas une lutte contre le RPG ou contre une ethnie parce que les gens là sont identifiés et ils partagent la vie avec leurs voisins qui sont de l’UFDG'' a t-il conclut hier mercredi devant un parterre de journalistes et partis membres de l'ANAD dont il vient de prendre la destinée pour une période d'un an.

 

 

 

Mohamed Diakité.