Me. Pépé Koulemou : ‘’Nous estimons qu'au niveau de l'ARN que le cadre de dialogue ne concerne pas les départements ministériels''

Le cadre du dialogue social tant attendu par les guinéens a été ouvert le 16 juin dernier à Conakry. A l'occasion de cette première journée, Fodé Bangoura,secrétaire permanent qui a en charge de conduire les débats a échangé avec les acteurs du transport. Chose que le président du parti Alliance pour le renouveau national et député à l'Assemblée nationale ne comprend pas.

Pour Maître Pépé Koulemou, le dialogue est aujourd'hui une nécessité pour tout le peuple de Guinée à raison du fait que notre pays est plongé dans une impasse politique. Mais il estime que son objet est en train d'être détourné par le fait d'associer les départements ministériels. « Le dialogue est une très bonne chose mais il faudrait que ce dialogue soit élargi à tous les niveaux et que ce dialogue soit inclusif. L'inclusivite dont je parle concerne tous les acteurs politiques, tous les acteurs syndicaux et tous les acteurs de la société civile. Ça ne doit pas concerner les départements ministériels en réalité. Lorsque vous prenez comme ils ont fait, ils sont en train de détourner l'objet du dialogue, le dialogue doit d'abord concerné à ressembler tous les guinéens autour du projet de développement de notre pays, autour de la paix, autour de l'unité nationale. A mon avis, ça ne devrait pas véritablement concerné le transport et les questions qui sont déjà gérées par les départements ministériels. C'est pour quoi je vous dis que le dialogue semble être détourné, l'objet semble être détourné en raison principalement du fait qu'il ne s'agit pas d'un conflit au niveau du département des transports, il ne s'agit pas d'un conflit au niveau du département de l'agriculture... mais plutôt il s'agit d'un malentendu qui est en train de sévir le peuple, qui est en train de créer une distanciation entre les guinéens, des bords politiques. Donc moi à mon avis quand on commence le dialogue par le transport quelle est la difficulté que le transport est en train de traverser et qui soit de nature à empêcher véritablement le maintien du tissu social, le maintien de l'unité nationale, le maintien de la paix en Guinée, il n'y en n'a pas. Je dis encore une fois, il y a un département de transport qui peut gérer, régler effectivement toutes les difficultés relatives au transport, on n'a pas besoin de discuter de ça dans le cadre du dialogue », a t-il déclaré.
Pour lui, cette situation suscite des doutes sur la réelle volonté du gouvernement à régler les problèmes qui divisent les guinéens. « Ça, c'est une fausse note qu'il constate et ça crée un doute par le fait que bon nombre de guinéens s'interrogent est-ce que l'initiative du cadre du dialogue a été sérieusement entreprise par l'autorité en place. C'est-à-dire il ne s'agit pas de créer un cadre de dialogue mais il faut avoir la volonté de mener le dialogue dans l'intérêt du peuple de Guinée.  C'est pourquoi nous nous estimons au niveau de l'ARN que le cadre de dialogue ne concerne pas les départements ministériels, les secteurs déjà gérés par les départements par ricochet le transport n'a rien avoir dans le cadre du dialogue, le transport n'a aucun problème. Je dirais que c'est une cause qui est en train d'être mal orienté, qui est en train d'être mal utilisé, qui est en train d'être détourné. C'est pour quoi il faut dénoncer pour permettre au gouvernement peut-être qui est en erreur sans se rendre compte de rectifier le tire pour que les choses sérieuses soient entreprises notamment le règlement des conflits intracommunautaires, des conflits sur le terrain politique, le règlement des conflits sur le terrain judiciaire, c'est-à-dire le cas des détenus. Ce n'est pas pour s'insérer aux affaires judiciaires mais c'est de régler tout ce qui divise les guinéens, l'exercice et la conquête du pouvoir. Il en a de même pour la paix durable en République de Guinée. Il faut organiser le dialogue dans le cadre de mener à bien tous les projets de société allant dans l'intérêt supérieur de notre pays. Aujourd'hui vous ne pouvez pas dire que le droit est respecté? Le droit est totalement violé, quelques fois on agit en dehors de la loi. Et quand on évolue comme ça c'est très dangereux pour notre pays » a t-il ajouté.
 
Diakité Mohamed kaba pour lematinguinée.com