MEURTRE DE KOULA : trois ans après, la presse interpelle l’Etat

Ce mardi 5 février 2019,  une conférence a été animée par le syndicat de la presse privée de Guinée  ( SPPG) en collaboration avec l’administrateur général du siteguinee7.com. Au menu : la maltraitance dont ont fait objets plusieurs journaliste à l’escadron mobile n°3 de Matam et la mort de deux de leurs confrères :  Mohamed koula Diallo, tués par balle au siège de l’UFDG et Aboulaye Bah, fauché par un véhicule. Pour les conférenciers, l’autorité doivent apporter la lumière sur ces différents dossiers.

Dans son discours, le Secrétaire général du SPPG, Sidy Diallo a affirmé que notre confrère, Mohamed Koula Diallo a été assassiné au siège de l’UFDG alors qu’il n’avait qu’un Bic et un cahier en main. Ce que nous regrettons de plus, dit-il, c’est que l’affaire a été politisé, il y a moins de communication. Selon lui, l’objectif de cette conférence est de pousser les autorités à mener des enquêtes pour élucider cette affaire.
Pour sa part, Ibrahima Sory Traoré, employeur de la victime souligne : « il faudrait quand même que les autorités nous disent si au moins les enquêtes sont arrêtées, parce que si on nous dit que les enquêtes sont arrêtées ça veut dire qu’il n y a eu aucune piste.  Donc Il est mort, et là maintenant on peut être tranquille. Il faut se battent pour qu’on puisse nous respecter et qu’il y ait justice. »
En plus de l’assassinat de koula, trois autres dossiers dorment encore dans les tiroirs du ministère de la justice. Un porte sur chérif Diallo du groupe Hadafo médias, porté disparu depuis plusieurs années.  « Le cas de chérif est pire, parce que jusqu’à présent on n’arrive pas à faire son deuil, pour la simple raison qu’il n’y a aucune information officielle qui nous rassure que chérif Diallo est mort. Il revient à la même autorité judiciaire de nous dire ce qui s’est passé », déclare Sidy Diallo.
Le second dossier concerne les journalistes bastonnés et molestés, il y a plus d’un an, du côté de l’escadron mobile N° 3 de Matam. Beaucoup d’entre eux avaient perdus leurs matériels de travail y compris leurs téléphones. La plainte déposée au TPI de kaloum à cet effet est restée lettre morte. « Depuis le limogeage du procureur d’alors, les enquêtes n’ont plus évolué », précise Secrétaire général du SPPG. Il ajoute qu’il n’y a pas aussi eu d’enquête autour de la mort d’Abdoulaye Bah, fauché par une voiture.
Pour terminer, Sydi Diallo annonce :« nous comptons mettre en place une commission mixte composée de syndicat, d’associations de presse, de familles et proches des différentes victimes pour encore aller voir le ministre de la justice pour qu’on nous dise réellement le niveau d’avancement des enquêtes sur ces dossiers. Pourquoi ces dossiers sont bloqués ? Qu’est-ce qui les bloque ? Qu’est-ce qu’il faut pour faire bouger les lignes ? »
Alpons Y