Négociations autour des 8 millions : les négociations suspendues de nouveau.

Les négociations entre le gouvernement et le syndicat libre des enseignants et chercheurs de Guinée (SLECG) autour des millions comme salaire de base ont été suspendues ce mardi  04 septembre 2018. Selon Aboubacar Soumah, la raison de cette autre  suspension faite suite à l’arrestation de leur chargé de communication hier nuit Sur ce,  ils demandent la libération de ce dernier pour poursuivre les négociations.

Après quelques heures d’entretient, Aboubacar Soumah  du SLECG devant les journalistes annonce la nouvelle «  Ce matin, c’est un jour spécifique puisque  comme vous avez constaté nous venons de suspendre les négociations. La raison est toute simple, il se trouve que notre chargé de communication Amara Mansa Doumbouya a été arrêté depuis hier soir sur instruction du chef de cabinet du ministère  de l’éducation nationale et de l’alphabétisation. Pour des motifs que nous nous ne connaissons pas, et que d’ailleurs nous ne voulons savoir, parce que depuis très longtemps il est poursuivit sur  ordre  de ses autorités, soient politiques, soient administratives de l’éducation. Parce que tout simplement c’est notre chargé de communication et il est entrain de bien jouer son rôle. Donc, pour ces motifs, il a été arrêté hier et aujourd’hui nous avons exprimé notre désarroi, notre regret par rapport à cette situation et nous avons exigé à ce que il soit libéré et immédiatement sinon les négociations ne peuvent pas se poursuivent. C’est pour cette raison que ce matin nous avons suspendu les négociations pour que les solutions idoines soient prises afin qu’il recouvre sa liberté »
Selon Aboubacar Soumah l’avis du SLECG de  suspendre les négociations jusqu'à la libération dans les heures qui suivent  de leur camarade est aussi partagé par le côté gouvernemental «  Lorsque nous avons exposé le problème à la partie gouvernementale, elle est restée solidaire avec nous, très sensible à notre position, notre déclaration. Elle nous a demandé de bien vouloir aussi comme nous l’avons  exigé  suspendre  les négociations en vue de permettre les deux parties (syndicale et gouvernementale) de mener les enquêtes de négociations pour que notre camarade soit libéré dans la journée »
De son côté, Mohamed Traoré, chef de cabinet, président du comité de négociation côté gouvernement  dira que «  Le gouvernement est toujours disposé à discuter, nous l’avons toujours fait et nous sommes entrain de le faire. Ce matin nous nous sommes concertés, ils ont posé un problème, ils disent que un des leurs est arrêté. Donc, il est normal qu’on sache pourquoi il  est  arrêté pour qu’on règle ce problème.  Nous avons pris acte de ce qui a été dit. C’est dire il faut d’abord chercher à savoir pourquoi il est arrêté ? Ensuite il y a un homme qui est privé de liberté il faut qu’on sache pourquoi. Une fois que ce problème est réglé, nous avons nous retrouvé dans la sérénité. "
 
Alphonse Y