Politique : le parti P.U.R menace de marcher pour exiger la délivrance de son agrément

Depuis août 2019, les responsables du parti de l'unité et du renouveau (P.U.R) ont déposé des dossiers au ministère de l'administration du territoire et de la décentralisation pour avoir leur agrément. Cela fait presque deux ans jour pour jour que le parti attend toujours son agrément malgré les démarches menées auprès du département qui n'ont jusque-là pas aboutit. Face à ce refus du Ministère de l'administration du territoire, le bureau politique national du parti a décidé de passer à la vitesse supérieur en appelant ses militants et sympathisants à descendre dans la rue.

Cette marche aura lieu après les examens nationaux pour exiger la délivrance de ce dossier qui leur permettra d'exercer légalement leurs activités sur le terrain. C'est président du parti qui a fait cette annonce ce dimanche, 26 juillet lors d'un point de presse à son siège à Dixinn.

« Depuis le mois janvier, nos militants et les sympathisants nous ont contacté pour qu'on sorte.  Mais vu la tension sociopolitique du pays on ne pouvait pas, on mis notre agrément de côté et on s'est bâti pour apaiser cette tension qui était les détenus politique, la situation socioéconomiques, l'inflation que vous voyez. Donc aujourd'hui trop c'est trop, nos militants nous ont dit à ce qu'on sorte, nous allons sortir  jusqu'à ce qu'on ait cet agrément. Dès après les examens nationaux, nous allons faire une marche. Notre marche a été toujours pacifique, ça je tiens à le rappeler, et nous allons sortir au tant qu'il faut, du lundi au lundi nous sortirons. Personne ne peut nous empêcher parce que c'est la constitution qui nous donne ce droit , le droit de marcher dans la paix et la quiétude sociale. Nous avons des itinéraires, nous n'allons pas empêcher le trafic mais nous allons exprimer notre colère », a annoncé Louda Baldé président du parti P.U.R.

Il déclare qu'il est dommage de voir que le président Alpha Condé qui a été l'un des pionniers du multipartisme empêche d'autres guinéens de créer leur parti politique.

« Les hommes conscients en Guinée sont tristes pour les efforts consentis pour l'avènement d'une vrai démocratie parce que vous n'êtes sans savoir que c'est le  feu général Lansana Conté paix à son âme qui a été le père du multipartisme. Les pionniers étaient feu Bah Mamadou, feu Seradjo Diallo paix leurs âmes et.  même le Professeur Alpha Condé qui se sont bâtis pour l'avènement du multipartisme ici en Guinée . Là où nous sommes tristes c'est de voir le même professeur  aujourd'hui le président de la République en train de bâillonner cette démocratie. Comment bâillonner cette démocratie ? c'est d'empêcher les jeunes d'évoluer. Et vous n'êtes pas sans savoir il l'avait dit ici qu'il a dédié son mandat aux jeunes et aux femmes. Nous, nous avons vu ça, c'était juste pour amuser la galerie parce que dans un système démocratique où le multipartisme est dans la constitution tous les partis ont le droit d'avoir leur agrément, ça ce n'est pas par le bon vouloir d'une personne », a t-il dénoncé.

Malgré ce refus du pouvoir de lui livrer son agrément, le leader du P.U.R n’entend pas saisir la cour suprême. Il indique que vu l'urgence de la situation, ils seront obliger de prendre la rue pour se fait entendre et exiger la délivrance de leur agrément

 

« Certains nous disent au lieu que vous marchez pourquoi vous ne saisissez pas la cour constitutionnelle,  mais vous n'êtes pas sans  savoir quand tu saisis la cour constitutionnelle, ça prend à peu près un ans deux ans avant que la cour ne se prononce.  Si elle était indépendante, qui est plus supérieure que la cour suprême, mais c'est en Guinée seulement que la cour suprême peut donner son aval et que les autorités restent ferment parce que c'est  l'exécutif qui tire les ficelles. C'est pas la peine d'aller traîner là-bas deux ans ,on vous donne une autorisation et les autorités restent tranquille.  Donc nous c'est une perte de temps d'aller voir la cour constitutionnelle donc nous allons saisir la rue dès après les examens nationaux », martèle le président du Parti de l'unité et du renouveau.

 

Louda Baldé a conclu par dire que les autorités ont trois options, c'est d'abord de les tuer,  de les mettre en prison ou de leur donner l'agrément. Mais si cela n'est pas fait rien au monde ne pourrait désormais leur faire reculer.

 

 

 

Diakité Mohamed