Syndicat National des Enseignants : Michel Pépé Balamou explique les éléments sur lesquels repose son organisation...

Le tout premier  secrétaire général de  Syndicat National des Enseignants (SNE), récemment mis en place à Kindia, à l’issue d’un congrès,  Mr PéPé Balamou  s’est exprimé sur cette affaire ce mardi, sur les antennes d’une radio privée de la place, pour  expliquer à l’opinion nationale et internationale, les raisons qui leurs ont motivé pour la  création de cette organisation syndicale mais aussi, répondre aux allégations de certaines personnes, qui estiment que le SNE a été créé pour contre carrer le SLECG d’Aboubacar Soumah. D’ailleurs,  cette question  fait beaucoup de tollé  ces derniers temps dans la cité.

Selon Mr Michel Pépé  Balamou, le SNE récemment créé à Kindia à l’issue d’un congrès, se donne pour vocation de dynamiser et de rajeunir le monde syndical en République de Guinée, qui est moribond, qui ne répond pas à la revendication de la couche représentative  de la classe ouvrière (enseignants ;  a décidé de rajeunir la tête , pour faire en sorte que les jeunes qui composent les  80% de l’effectif des enseignants, de mettre en place leur propre dynamisme syndical afin de lutter pour la défense des intérêts  des travailleurs du système éducatif guinéen, notamment de primaire, le secondaire  et du lycée.
Des éléments sur lesquels ce syndicat national des enseignants se repose…
A la réponse de question, toujours selon Mr Balamou, secrétaire général de SNE, dans la revendication syndicale, il faut se baser sur les éléments techniques à savoir, la prime de craie par exemple. « Si on donne 50 000 francs guinéens,  il faut rehausser », explique Mr Balamou, qui rappelle ceci : « Il y a les problèmes de ravitaillement en denrées alimentaires, les primes de documentations,  de préparations, le logement socio pour les enseignants, prises en charge médicale etc ». Voilà les éléments techniques sur lesquels, selon Mr Balamou,  le SNE compte travailler avec ses partenaires gouvernementaux, tout en regardant les véritables problèmes que traversent des enseignants guinéens.
Concernant la question de savoir, est-ce que ce syndicat a été créé pour contre carrer le SLECG et que d’ailleurs, il y a le gouvernement derrière le SNE qui aura  d’ailleurs financé l’installation de cette structure du côté de Kindia ?
Pour la première question, selon Balamou, le SNE n’est l’adversaire dans aucune structure et ne compte point se laisser intimider  aussi par certaines structures syndicales dont les membres ne cessent de s’agiter contre sa  plate forme sur les réseaux sociaux, sur les sites d’internet d’information etc. « Bien que notre combat soit noble et professionnel et, le pluralisme syndical et politique,  est consacré par les textes de lois. Vous partez au Mali, il doit y  avoir  plus de six syndicats de l’éducation ; au Benin il y a plusieurs organisations syndicales. Nous ne sommes pas nés pour nous inféoder à l’exécutif, pour briser  notre carrière.  Nous sommes des enseignants en situation de classe.  Moi en tant que secrétaire général,  je suis en situation de classe, j’ai mon emploi du temps et à l’ouverture des classes, je serai en classe pour enseigner.  Je ne suis pas un secrétaire général  du bureau. Donc,  très jeune, je ne vais pas briser ma carrière pour un pouvoir passagère.  Nous avons des valeurs à défendre », explique Mr Pépé Ballamou, secrétaire général du Syndicat National des Enseignants (SNE), un bureau récemment mis en place à Kindia.
Younoussa Bangoura