Tremblement de terre à Souapiti : les Impactés du Barrage demandent des comptes aux autorités.

Le 03 et 04 février dernier, plusieurs localités situées sur le barrage hydroélectrique de Souapiti ont vécu une calamité naturelle qui pourrait s'expliquer par les effets d'un tremblement de terre. Face à cette situation, des fils ressortissants de ces zones ont attiré l'attention des autorités afin qu'ils puissent donner une explication pouvant leur permettre de prendre des dispositions.

C'est à travers un point de presse animé ce mercredi 10 février au siège de l’Organisation Guinéenne des Droits de Hommes et de Citoyens à Dixinn qu'ils ont fait savoir: Selon le vice-coordinateur de l’union, ces calamités seraient liées au barrage Souapiti : « pourquoi ? Parce que nous avons mené nos propres recherches. Et nos recherches ont avéré que nous avons raison de douter que ça soit les conséquences du projet Souapiti. Quand vous faites la liste de ces villages impactés, chacun d’eux est concernés, premièrement. Secundo, nous nous sommes aperçu qu’il y’a un phénomène du nom de sismicité induit par réservoir qui est connu comme quoi, les conséquences des barrages hydroélectriques peuvent créer un tremblement de terre », a-t-il soutenu dans l'incertitude. Depuis que celà s'est produit le 03 au 04 février dernier, aucune tentative n'a été menée auprès des autorités, a mentionné l'huissier de justice tout en rappelant que cela s'explique par le désintéressement des autorités en charge du barrage Souapiti qui n'ont jamais accepté de collaborer avec cette Union qui est l'intermédiaire entre ces populations :" ils ont écarté dans toute démarche. Quand ils veulent venir sur le site, ils rentrent en complicité avec certains fils corrompus alors que c'est à nous qu'ils doivent se référer. Quand on n'a besoin d'eux c'est très difficile de les avoir. Sinon ils sont au courant de cette conférence", a fustigé le conférencier.

 

A en croire Oumar Aïssata, ces événements ont créé du psychose au sein des populations. C’est pourquoi ils demandent une explication « qu’ils nous disent est-ce qu’il s’agit des zones séismiques. Si c’est le cas, quelles sont les problèmes auxquels nous pouvons nous attendre les jours à venir et quelles sont les solutions déjà préconiser par eux ? parce que n’oubliez pas que nous avions perdu des biens que nous avions auparavant. Nous avons perdu beaucoup de choses mais il ne faut pas qu’au sacrifice de tout ça que nous ne soyons conduits sur des endroits où la terre n’est pas aussi tranquille », souhaite t-il.

 

Il faut rappeler qu’ils sont plus de 20 mille citoyens vivants dans ces localités de Kindia, Dubréka, Télimélé et Pita.

 

 

 

Mohamed K Diakité pour lematinguinée.com