Un proche de Kim Jong-un attendu à New York pour préparer la rencontre avec Trump

Un haut responsable nord-coréen, le général Kim Yong-chol, est attendu mercredi à New York, où il doit rencontrer pour la troisième fois le secrétaire d'État américain Mike Pompeo, afin de préparer la rencontre entre Donald Trump et Kim Jong-un.

 

Voilà 18 ans qu’un responsable nord-coréen d’aussi haut rang n’avait pas foulé le sol américain : le général Kim Yong-chol, vice-président de la Corée du Nord, doit arriver à New York mercredi 30 mai à 14 h 20 (18 h 20 GMT). Il doit y rencontrer le secrétaire d'État américain, Mike Pompeo, pour préparer le sommet historique entre Donald Trump et Kim Jong-undont la perspective semble à nouveau d’actualité.

Le président américain avait en effet créé la surprise, le 24 mai, en écrivant à son homologue nord-coréen pour lui signifier l'annulation de leur rencontre, prévue le 12 juin, avant d'évoquer la tenue encore possible de ce sommet. L’arrivée aux États-Unis de Kim Yong-chol, réputé très proche du dirigeant nord-coréen, envoie donc un signal très fort.

 

C’est Donald Trump lui-même qui a annoncé l’arrivée du responsable nord-coréen. "Nous avons constitué une excellente équipe pour nos discussions avec la Corée du Nord. Des rencontres se déroulent actuellement concernant le Sommet, et plus. Kim Yong-Chol, le vice-président de la Corée du Nord, se rend en ce moment à New York. Bonne réponse à ma lettre, merci !", a-t-il tweeté mardi.

Un vol Pékin-New York
Le général Kim, vice-président du comité central du Parti des travailleurs, a longtemps dirigé les services d'espionnage de la Corée du Nord. Il s’est rendu à Pékin mercredi, où il devait s'entretenir avec des responsables chinois, ce que Pékin n’a pas confirmé, avant de s'envoler pour New York, selon l'agence sud-coréenne Yonhap. Ce sera son troisième entretien avec Mike Pompeo, qui s’est déjà rendu deux fois à Pyongyang au cours du printemps.
Le général Kim est une figure très controversée en Corée du Sud. Il est accusé d'avoir été le cerveau du torpillage en 2010 de la corvette sud-coréenne Cheonan, dans lequel 46 marins avaient été tués. Il fait d’ailleurs l'objet de sanctions américaines depuis 2010.
Pour sa venue aux États-Unis, ces sanctions ont donc probablement fait l'objet d'une suspension, signe de l'importance de cette visite aux yeux de l'administration Trump. "J'imagine que le nécessaire a été fait", s'est bornée à dire la porte-parole du département d'État américain, Heather Nauert.
Kim Yong-chol a joué les premiers rôles dans les événements diplomatiques qui ont jalonné la détente amorcée en janvier dans la péninsule coréenne. Il était notamment assis un rang derrière la fille de Donald Trump, Ivanka, qui est aussi une conseillère de la Maison Blanche, lors de la cérémonie de clôture des Jeux olympiques d'hiver de Pyeongchang, en Corée du Sud.
Avec AFP